Bonjour se dit ´bonjia´au Bresil. Le détail semble anodin, mais le prononcer
fait iressistiblement naitre un sourire sur le visage. C´est fou comme une simple syllabe peut faire une difference dans la vie de tous les jours. On est gratifié de sourires en
permanence dans ce pays a la langue si chantante. como vai sévaille , totoben. - comment ca va - bien.
Le périple au Bresil debute par la mythique Rio. Je loge dans le tres chic quartier d´Ipanema. Rues joliment pavees, villas bourgeoises, immeubles modernes, restos tendances, on est clairement
dans la banlieue fortunée de Rio. Sur la plage, c´est assez tranquille. On est en hiver et avec 25 degrés au compteur, les locaux ont froid. Quelques beautes metissees assurent tout de
meme le spectacle - pour les vicieux, vous pouvez aller voir les photos sur le site de Cyrille.
En bon touriste, je vais rapidement voir le redempteur. Si un Jesus de 40 metres perche a 700 metres ne vous lave pas de vos péchés, qui le fera. La vue est superbe et le petit train
qui y amene buccolique a souhait. On fait aussi un tour dans le quartier de Santa Theresa pour ses jolis escaliers et ses petites echoppes. On bulle aussi un peu sur les plages d`Ipanema et de
Copacabana. Voila pour la journée.
Arrivent donc les soirees. L´aubergiste m´oriente d´abord sur Ipanema vers la soi disante meilleure boite de nuit du Bresil. A 30 euros l´entree, ca peut. L´endroit flatte l´oeil, mais
avec du RnB et du hip-hop en musique de fond, on a l´amere sensation de se trouver dans un club a occidental. Sympa, mais on n´est pas la pour ca. Je veux de l´authentique, des
tambours et des trompettes. Le tavernier avait mal saisi ma requete et m´envoie du coup a Lapa, le quartier populaire connu pour ses street party. Apres un faux depart, en route donc pour
le real braziliou.
Arrivé su place vers 23h, les rues sont deja bondées, mais l´ambiance est encore calme. Minuit, les groupes de batucada - les joueurs de tambourins - debarquent et des les premieres
notes, c´est le feu qui commence. Caisses puissantes, cymbales, maracasses, tambours, clochettes, sifflets, c´est bon ca. tititi-titititi- tititi-titititi.Tous les bars du coin
s´enflamment et ca y va pour la samba, le voho - une danse muy calliente - et les dehanchés colores. Les cariocas (c´est comme ca que s´appellent les habitants de Rio) sont hot-hot-hot. Ames
sensibles et petites natures s´abstenir. Les gens n´ont pas les mains ni l´arriere train en jachere ici. Caipirinha et vodka redbull pleuvent sur le brasier musical pour
qu´il ne s´essoufle pas. La fete se poursuit bien au dela du lever du jour, finalement interrompu par le service de voirie - je ne suis pas sur que les gens s´arreteraient sinon. Ca
c´est Braziliou... De la vie, de la vigueur, de la chaleur, tititi-titititi.
Un petit mot sur les favelas, les bidonvilles bresiliens qui rassemblent un tiers des 11 millions d´habitants de Rio. C´est un business ici. Favelas tour, favelas party. Le touriste
fait sa loi dans les favelas. La visite des bidonvilles me tente peu, j´ai eu ma dose en Inde. par contre, faire la fete avec les favelas boys, ca, ca peut etre bon.
La favela FUNK party a lieu le dimanche soir. Un mini bus nous conduit dans l´antre de la bete. Les locaux nous voient debarquer en rigolant. C´est vrai qu´on a vraiment l´air de glands
dans notre mini-bus. Enfin, quand on sera a l´interieur, la honte se dipersera dans la foule. Le guide nous precise que la favela de Rocinah est une des plus sures car elle est
tenue par une mafia stricte, mais plutot constructive. On est loin de la logique des gangs ou des milices armees ici. Si nous ne causons pas de
problemes, nous n´en aurons pas. Il nous signale qu´il y a trois semaines, un anglais du groupe a eu la bonne idee de voler une biere au bar (a un euro). Il s´est fait reperer et trois videurs
ceinture marron ou noire de l`école Gracie de Rio (les connaisseurs appreciereont le niveau) sont venus lui apprendre les bonnes manieres. Quand le guide est arrivé, notre anglais avait déja
perdu quelques dents, mais un peu de diplomatie lui permettra de sortir de l´endroit vivant. ils ont toujours de bonnes idees les anglais. Il faut donc se tenir a carreau.
Une fois a l`interieur, c`est du delire. On n`est plus en presence d`humains, mais de piles
electriques. Ils ont des ressorts a la place des jambes. On ne danse pas seulement de droite a gauche comme en occident, mais aussi de haut en bas. Dur de suivre, meme avec les yeux. Au niveau
musical, ca envoie du tres lourd. On en a le corps qui vibre et on se laisse bien volontiers porter par la vague.
On ressort de huit jours a Rio epuisé, mais heureux. Pour la suite, ce sera Isla Grande. Une ile paradisiaque qui n`autorise pas les engins motorises. Plages de reve, ballades en foret,
tranquilite et serenite assures. Un petit tour par Paraty, une sublime petite ville du XV eme siecle avant d`aborder les chutes d`Igazu.
Dur d`exprimer le vertige que l`on ressent quand on arrive a Igazu. En quelques mots, Igazu est constitué de 275 chutes d`eau qui s`etalent sur trois kilometres. 1,5 millions de litres
d`eau y tombent chaque seconde. La plus impressionnante chute, surnommee la gorge du diable fait 82 metres de haut et 700 metres de large. On se sent bien petit a cote d`elle. Trois jours
au minimum sont necessaires pour etre repu de l´endroit tellement il est beau.
Le Bresil, on reviendra.
La deniere semaine du voyage se passe en Argentine. Bercee par l´intensite et la melancolie du tango, cela cloture avec justesse le voyage. Mon petit public me manque .... Paris,
me revoila.
RIO
ISLA GRANDE
PARATY
IGAZU
ARGENTINA